•  

    Voilà ce qui circule sur les réseaux sociaux.

    Voilà ce qui arrive quand on s'entête

    Mesdames et Messieurs les candidat(e)s du Parti socialiste,

    Nous ne voterons pas pour vous aux prochaines élections régionales.
    Vous êtes en effet les représentants d’un parti et les soutiens d’un gouvernement à l’origine d’une réforme dont nous ne voulons absolument pas : celle du collège, imposée sans aucune concertation par la ministre de l’Education nationale, Madame Najat Valaud-Belkacem.
    Nous comprenons bien évidemment la nécessité de réformer le collège et par principe sommes ouverts à tout changement, à tout dialogue à ce sujet. Mais cette réforme, servie par une propagande grossière, indigne et insultante pour les personnels enseignants, vendue avec un habillage pseudo-égalitaire, n’a en réalité qu’un seul but, bien plus sordide : accélérer, au nom d’une logique purement comptable, la marchandisation de l’école, en y introduisant la concurrence, et au-delà creuser les inégalités entre les élèves. Le fait que le syndicat des employeurs, le Medef (dont on peut se demander de quoi il se mêle) et l’enseignement privé applaudissent des deux mains cette réforme, nous semble révélateur de la vraie nature de celle-ci.
    Elle aboutira en effet clairement :
    * A supprimer purement et simplement l’enseignement bi langue (donc, d’abord de l’allemand) et des langues anciennes, latin et grec. Le discours qui accompagne cette suppression et qui reprend une antienne vieille d’un siècle et farcie de lieux communs, assurant que ces enseignements favorisent l’élitisme, ce discours n’est qu’un leurre destiné à préserver, justement, les privilèges de l’élite elle-même. Car il a été prouvé que dans les quartiers dits difficiles, l’enseignement bi langue et des langues anciennes a au contraire favorisé et l’intégration, et la promotion sociale des élèves issus des milieux les plus fragiles.
    * A renforcer les inégalités entre établissements et plus généralement entre communes, départements, régions. En effet, la diversité des offres d’enseignements (disciplines, horaires, E.P.I., etc.) proposées ne pourra que dépendre des moyens qui y seront affectés. Nous fera-t-on croire que, par exemple, un collège de Neuilly proposera les mêmes enseignements qu’un collège de Saint-Denis ? Par ses implications, cette réforme de surcroît va à l’encontre de deux principes fondamentaux de la France : ceux d’une République indivisible et sociale. On comprend mieux, dès lors, le soutien que l’enseignement privé lui apporte.
    * A remplacer l’acquisition des connaissances, des savoirs, par celle des compétences. En termes plus crus, que la ministre se garde d’utiliser : à niveler le collège par le bas. Préservées les élites, cela transformera à terme les élèves en futurs employés dociles, taillables et corvéables à merci, mis à la disposition du patronat, et utiles à celui-ci au moment et au lieu qui lui conviendront. Ceci dans le cadre d’une flexibilité et d’une compétitivité dont on nous rebat les oreilles et qui ne sont que les noms savants et creux dont on pare une servitude moderne.
    * A accentuer les égoïsmes de tous bords, indissociables de la mise en concurrence des professeurs entre eux, que la réforme induit, mais aussi des établissements, des régions. Les égoïsmes sous-tendent l’individualisme lequel aboutit à la destruction du sens du collectif et donc à la fragilisation des personnes face à des employeurs tout-puissants, et confortés dans cette toute-puissance par cette réforme contre laquelle nous nous élevons.

    Celle-ci n’est jamais, le gouvernement s’en cache à peine, que l’expression d’un ultra libéralisme forcené. Elle tourne le dos et même trahit les valeurs qui fondent l’école et auxquelles nous sommes viscéralement attachés, car elles sont aussi les nôtres.

     

    Sachant que ce message est diffusé largement sur internet par d'anciens électeurs PS :

    Que faut-il en penser ?

    Faut-il en vouloir à ceux qui sanctionneront le gouvernement dans les urnes ?

     

    Notre position est claire : on ne peut que déplorer que la sanction se fasse par les élections régionales. Mais nous avions pourtant prévenu que la réforme sur les rythmes scolaires ainsi que la réforme des collèges sont désastreuses et totalement à l'opposé des valeurs d'égalité, et de défense de l'école de la république.

     

    Voilà ce qui arrive quand on s'entête !
    Voilà ce qui arrive quand les élus locaux PS appliquent bêtement un décret au lieu de défendre les valeurs qu'ils sont censé défendre.
    Voilà ce qui arrive quand on focalise sur la qualité et la gratuité des TAP au lieu de reconnaitre les effets néfastes de cette réforme.

    Sachant que si la réforme des rythmes scolaires avait été repoussée avec force et conviction par les maires en soutien aux enseignants et aux parents, jamais la ministre de l'éducation n'aurait osé continuer dans cette logique destructrice de l'école publique.

     
    Beaucoup, comme nous, ont essayé de faire réagir les élus locaux (PS ou non).
    Cette déception là viendra s'ajouter à d'autres et aggraver le désastre électoral annoncé.

     

    Si la presse à fort à faire et se concentre sur d'autres sujets, la mobilisation des enseignants, des autres personnels de l'éducation et des parents d'élèves ne faiblit pas :

     

    Opération Nationale "classe vide" mercredi ou samedi selon les écoles pour demander l'abrogation du décret :

    Voilà ce qui arrive quand on s'entête

     

    Voilà ce qui arrive quand on s'entête

     

    Manifestation unitaire à Paris contre les réformes néfastes  :

    Voilà ce qui arrive quand on s'entête

     

     


    5 commentaires
  •   

    Dans ce titre, nous ne parlons pas du commentaire de Justin NAVY qui demande notre avis sur la tentative de rapprochement d’une partie de l’opposition ; mais nous parlons des vacances scolaires qui arrivent dans quelques jours : il était temps car les enfants, en particulier de la maternelle au CP sont épuisés.

      

     

    Nous voulions juste faire un article pour souhaiter de bonnes vacances d'hiver bien méritées.

       

      

    Néanmoins puisque nous avons été sollicités, nous répondons (au moins en partie) à Justin :

      

    Certains voudraient réduire le débat uniquement aux TAP.

    A Beuvry les activités proposées sont de qualités, nous l’avons dit depuis longtemps.

    Le vrai débat n’est pas dans les TAP, mais dans le principe même de cette réforme qui engendre de très nombreux problèmes.

    De nombreux sites internet et de blogs (y compris ceux qui ne voient pas les autres sujets comme nous) en parlent très largement, même à Beuvry.

     

    Par contre, certaines personnes prennent la parole sur ce sujet en se contentant de dire ce que nous avons écrit depuis plusieurs mois sur la qualité des TAP, sans en profiter pour dénoncer la réforme pas elle-même. C’est peut-être une tentative de se rapprocher de la majorité qui pourrait nous faire rire si ce n’était pas aussi grave.

     

    Comment peut-on à ce point se tromper ?

    Tenter de se raccrocher de la majorité municipale sur le seul sujet que la population Française désapprouve majoritairement !

    80 % d’enfants inscrits aux TAP ne veut absolument pas dire 80% de satisfaits de la réforme.

    Cela veut simplement dire que malgré la liberté d’inscrire ou pas les enfants aux TAP, lorsque papa et maman travaillent tous les 2, il n’y a pas d’autre solution !

     

    Au lieu d’utiliser ce pourcentage qui ne signifie pas que les parents soient d’accord avec la réforme bien au contraire, il faudrait utiliser d’autres pourcentages bien plus révélateurs.

     

    • Selon un sondage, paru la semaine dernière trois enseignants des écoles sur quatre jugent que les « dysfonctionnements » liés au temps périscolaire ont un impact négatif sur l'attention et la fatigue des élèves.
    • Pour 82% des professeurs de maternelle, ces dysfonctionnements constituent le « problème majeur » de la réforme.
    • 68% notent une « dégradation » de leurs conditions de travail et 81% estiment que leur vie personnelle est affectée notamment en matière de pouvoir d'achat (coût supplémentaire en trajet et garde d'enfants) et de temps (animations pédagogiques placées le mercredi après-midi ou en fin de journée).

     

    Quand on veut utiliser des pourcentages, il faut utiliser ceux qui concernent aussi les autres et ne pas penser qu’à son propre cas, à sa propre école, ni même à sa propre commune !

     

     

    Faut-il aussi rappeler que cette réforme est génératrice d’inégalités ?

      

    D’autres communes n’ont pas la chance que nous avons à Beuvry et n’ont pas la possibilité d’organiser des TAP de qualité.

    D’autres communes font payer les TAP dès cette année, notre tour viendra peut-être en 2016 ?

    Dans l’immense majorité des cas, l’encadrement des TAP ne prévoit pas l’accueil des enfants en situation de handicap.

     

    Quand on aborde un sujet il faut parler des différents aspects et ne pas se contenter de se dire « pour moi tout va bien, les autres n’ont qu’à se débrouiller ». Ce n’est pas parce que l’on s’exprime sur son cas personnel, que l’on doit faire totalement abstraction des problèmes des autres.

     

    Et il y a bien d’autres problèmes que nous avons déjà abordé, sans être élus et sans être candidats… mais sans chercher à nous « faire bien voir »...

      

      

      

    Nous souhaitons donc de bonnes vacances aux enfants, très fatigués comme dans toutes les écoles publiques de France, par l’application de la réforme des rythmes scolaires.
    Ce n’est pas par hasard si la quasi-totalité des écoles privées ne l’on pas appliquée !

      

      

     

      


    4 commentaires
  •   

    On dit souvent « mieux vaut tard que jamais ».
    Ce n’est pas toujours vrai !
    Quand il s’agit de sauver une situation une réaction tardive ne sert plus à rien.
    Ou alors, pour rattraper le temps perdu, il faut « mettre les bouchées doubles ».

     

    Nous avons constaté qu’une partie de l’opposition (une partie seulement)  réagissait suite à l’expression de nombreux mécontentements sur les rythmes scolaires.

    Bien sûr, il est facile de dire que « les gens râlent mais mettent quand même leurs enfants aux TAP ». Avec un sous-entendu stupide que finalement ils ne sont pas si mécontents.
    Mais comment faire autrement ?
    Une fois que la décision a été prise d'appliquer cette réforme, les parents n'ont pas d'autre choix en particulier si les 2 parents travaillent.

     

    Si toutes les personnes qui disent « défendre les intérêts des Beuvrygeois » s’étaient mis du côté des parents dès 2013, il y aurait sans doute eut un vrai débat. C’est un peu tard maintenant.

    Est-ce qu'il est trop tard ? Peut-être pas ; mais alors comme nous l'avons écrit dans notre introduction , il faut « mettre les bouchées doubles ».

    Espérons que les opposants continuent maintenant jusqu’à l’abrogation du décret et qu’il ne s’agit pas d’un sujet « à la mode » pour faire parler d’eux.

     

    En tout état de cause nous remercions toutes les personnes de toutes tendances politiques, de faire ne sorte que Beuvry ne reste pas la dernière ville de France sans opposition aux nouveaux rythmes scolaires !

    Nous espérons aussi que les arguments utilisés soient vraiment au cœur du problème et non sur les querelles politiques de la ville.

     

    Mesdames et messieurs de l’opposition municipale, l’opposition aux nouveaux rythmes scolaires dépasse tous les clivages politiques. Il y a de nombreuses raisons de les refuser :

     

    -          Les rythmes des enfants ne sont en rien respectés, bien au contraire les enfants seront fatigués au bout de quelques semaines comme dans les communes qui ont adopté la réforme en 2013 !

    -          Cette réforme est contraire aux principes d’inégalité entre les Français car certaines communes n’ont pas la possibilité de mettre en place des TAP de qualité (financement, personnel formé, locaux).

    -          L’Education Nationale et ses personnels se verront peu à peu « territorialisés », mettant en danger les principes d’égalité de droit de tous les élèves face à l’instruction.

    -          Nous craignons une mise en danger des écoles communales car de très nombreuses communes rurales, ne pouvant faire face, seront poussées à abandonner leur compétence scolaire et donc leur école elle-même à la Communauté de communes.

    -          Nous craignons la fermeture d’écoles de quartier car face au coût des activités périscolaires, certaines communes risquent de fermer des écoles et d’envoyer les élèves dans une autre école plus importante.

    -          Les conditions de travail des enseignants sont totalement ignorées. La coupure du mercredi n’est pas une journée de vacances ! Elle sert à préparer les cours, de corriger les devoirs et les cahiers, etc.

    -          Les salles de classe utilisées pour les activités périscolaires, amènent la confusion entre les règles de la classe et celles du périscolaire.

    -          Les écoles deviendraient l’enjeu d’intérêts locaux étrangers aux besoins des élèves. Les horaires seront à l’avenir soumis aux fluctuations des majorités locales !

    -          Les associations culturelles et sportives sont dans l’impossibilité d’organiser des activités le mercredi matin, elles doivent trouver des créneaux l'après-midi, voire à multiplier les activités le soir, après l'école et donc ajouter encore plus de fatigue !

    -          Et si certains sont plus intéressés par l’argent que par le bien-être de nos enfants, ils doivent savoir que dès l’année prochaine, les contribuables, et les parents d’élèves en particulier, seront mis à contribution, puisque les aides financières de l’Etat pour les TAP sont temporaires.

    -          ….

     

    Si comme vous êtes réellement contre cette réforme dans l’intérêt des enfants, affutez vos arguments (nous vous en avons donné plusieurs ci-dessus), allez voir les parents, proposez des « actions » bien réelles et pas seulement pour la presse !

      


    3 commentaires
  •   

    C’est la rentrée pour tous , il faut rentrer dans les rangs !!!

     

    Notre gouvernement et certains élus voudraient nous dissuader de nous exprimer contre la réforme des rythmes scolaires.

     

    Nous, citoyens Beuvrygeois de gauche (inscrits ou non à un parti politique de gauche, voire même au PS) nous l’avons déjà écrit, et nous réaffirmons notre opposition à la mise en place des rythmes scolaires.

    Nous réaffirmons aussi que nous faisons confiance à notre municipalité pour avoir des TAP de qualité et bien encadrés (  lire notre réponse à un commentaire ). Mais le problème ne se limite pas aux TAP.

      

    Nous le disons clairement mais respectueusement (ce qui change par rapport à certains opposants manquant clairement de courtoisie) :

    NON au décret sur les rythmes scolaires.

    OUI  à une concertation Nationale avec les enseignants et tous les parents (pas seulement les représentants élus, mais toutes les familles concernées).

     

    Nous ne sommes pas favorable à un bras de fer entre l’immense majorité des familles d’enfants scolarisés dans le public d’un côté et les élus PS de l’autre. Mais devant le refus d’écouter les enseignants et les parents, il ne faudra pas s’étonner que l’appel à boycotter le mercredi matin (3 septembre) soit bien suivi dans certaines villes et que les Français descendent dans la rue le samedi 6 septembre à Paris.

      

    Dans ce contexte très difficile, nous souhaitons une bonne rentrée aux élèves, collégiens, lycéens et enseignants. 

      

      


    9 commentaires
  •  

    Nous avons soutenu les élus majoritaires d’abord parce qu’ils ont subit des attaques gratuites et même des insultes sur des blogs et des tracts nauséabonds, ensuite parce que nous avons une sensibilité de gauche.

    Notre soutien à été interprété par des personnes qui ne comprennent que la moitié de ce qu’ils lisent. Ces personnes ont cru : soit que nous étions des élus de la majorité ; soit que nous étions « à la botte de madame le maire » (commentaires délirants sur les forums pendant la campagne municipale).

     

    Soutenir des personnes sur le principal ne veut pas dire être à 100% d’accord et encore moins « être à la botte ».

     

    Nous disons donc aujourd’hui haut et fort que nous somme contre la réforme imposée par le gouvernement sans aucune concertation avec les parents d’élèves, ni même les enseignants ou le personnel d’accompagnement.

     

     

    Certains opposants écrivent sur internet que tout le monde s’écrase face à la municipalité qui a décidé d’appliquer le décret.

     

    Mais qu’a fait l’opposition pour s’opposer à l’application du décret ? RIEN !

    Est-ce que les autres candidats actuellement dans l’opposition ont fait des propositions claires pendant la campagne électorale ? NON !

    Est-ce que l'opposition est aux côtés des parents d’élèves qui refusent la réforme et qui ne sont pas soutenus par les associations de parents d'élèves ? NON !

    Est-ce qu'elle s'est montré dans la presse pour s'opposer comme elle sait le faire pour se faire mousser avant les élections ? Toujours NON !

    Est-ce qu'ils ont essayé de rassembler toutes les parents d'élèves abandonnés par leurs représentants ? NON, ils ont déjà bien des difficultés à se rassembler entre eux.

      

    Nous ne nous écrasons pas face à la majorité, car nous sommes juste un petit groupe de personnes sans responsabilité particulière et sans légitimité particulière pour prendre l'initiative d'un mouvement de contestation. Si les représentants des parents d'élèves avaient agit comme dans d'autres commune, nous les aurions soutenu. Si l'opposition avait agit, nous les aurions soutenu (sur ce sujet smile).

      

    Cette réforme est mauvaise et nous sommes en désaccord total sur ce point avec Madame le maire. Ce n'est pas une question d'étiquette politique, mais une question d'intérêt de l'enfant. 

      


    14 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique